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Dites NON à la violence contre les femmes en temps de guerre !

C’est le nom de la dernière campagne de l’UNIFEM, le Fonds de Développement des Nations Unies pour les Femmes.

Si les femmes participent rarement aux combats en temps de guerre, ce sont elles qui souffrent souvent le plus des conflits. De plus en plus, elles sont la cible directe des combats, la violence sexuelle étant délibérément utilisée comme tactique de guerre.  

Enfants africains
Et pourtant, moins de 10% des personnes qui négocient les accords de paix sont des femmes, et seulement une trentaine d’individus ont été reconnus coupables et emprisonnés par des tribunaux internationaux chargés de juger les crimes de guerre pour avoir commis ou commandité des actes de violences sexuelles généralisés.

La violence sexuelle en temps de guerre n’est PAS inéluctable. Elle peut être arrêtée.

Il y a dix ans, aux termes de son historique résolution 1325, le Conseil de sécurité des Nations Unies a appelé à la pleine participation des femmes, sur un pied d’égalité, à toutes les étapes de l’établissement de la paix, et à la prévention de ce type de violence. Mais l’application de cette résolution historique a été trop lente.

Signez la pétition pour que cesse la violence faite aux femmes et aux enfants en temps de guerre !

Vous trouverez cette pétition en cliquant sur ce lien.

Merci d’avance.

Seminaire Projet Safety Net à Kuala Lumpur : amusant et instructif

Amusant et instructif : ce sont les deux mots qui reviennent le plus fréquemment dans les feedbacks donnés par les participants à notre séminaire « Projet Safety Net » de Kuala Lumpur ce 5 août 2010.

Lors du séminaire lui-même, certains participants ont appelé le projet un « eye-opener », littéralement, un « projet qui ouvre les yeux ».  Nous sommes vraiment honorés d’être perçus comme tels…

Mais de quoi s’agit-il ?

Avant même de créer la Fondation Lingua Franca, nous étions préoccupés par le sort de certaines femmes asiatiques que nous voyions autour de nous, aux Pays-Bas, et qui se trouvaient dans des situations désespérées.  Certaines d’entre elles divorçaient dans des circonstances souvent dramatiques et, le plus souvent, dans des conditions de violence extrême.

Nous avons donc décidé de créer un project spécifique pour venir en aide à ces femmes : le Projet Safety Net. (Plus de détails à propos de ce projet sur la Page Projet Safety Net).

Ce projet est multidimensionnel et comprend les champs d’intervention suivants :

  1. Prévention
  2. Coaching, formation et construction de réseaux
  3. Aide et autonomisation (empowerment)
  4. Formation et information des intervenants dans les pays d’accueil
  5. Partenariat

Ce séminaire avait pour but de contribuer à la prévention en informant les autorités locales et les ONG, mais aussi d’établir de nouveaux partenariats.

 Nous n’aurions pu réaliser la moitié de tout cela sans l’aide précieuse de notre partenaire en Malaisie, l’Hôtel Abadi de Melaka.  Nous sommes donc profondément reconnaissant à toutes ces personnes extraordinaires qui ont fait de ce séminaire une brillante réussite.

Si vous avez manqué ce séminaire, voici ce que nous y avons fait :

Tout d’abord, une introduction au programme du jour :

Ensuite, Suzi a pris le relais en présentant la Fondation Lingua Franca et le Projet Safety Net lui-même. (Cliquez sur l’image pour accéder à la présentation Prezi).

 

J’ai pris la suite avec une courte mais ennuyeuse (je vous avais prévenus, n’est-ce pas ?) présentation de l’Union Européenne et de ses institutions :

Après cela, j’ai repassé la parole à Suzi qui a présenté la première partie de ce PowerPoint sur Emigrer en Europe (Moving to Europe) : elle expliqua les règles européennes en matière de relation et de mariage.  Tout le monde avait besoin d’une pause après cette matinée de travail intense et nous avons tous apprécié la délicieuse cuisine malaisienne servie dans le restaurant de l’hôtel avant que je ne poursuive la présentation sur les aspect travail et création d’entreprise en Europe.

Le jeu-cadre : apprendre en s’amusant !

Après plus d’une demi-journée de conférences, nous avions tous besoin de bouger.  La célèbre (et infâme) maladie du SEAD (syndrome d’endormissement après déjeuner) nous menaçait tous et nous avons donc commencé le jeu-cadre : Let’s Net Together ! (Qu’on peut traduire par « pêchons tous ensemble ».  En anglais, il y a évidemment un jeu de mot avec le nom du projet : Safety Net, qui signifie « filet de sécurité »).

 Ce jeu est une adaptation personnelle d’un jeu-cadre de Thiagi.  Nous commençons par distribuer 4 cartes à chaque participant.  Et nous leur demandons ensuite d’écrire sur chacune des cartes un exemple de ce que pourraient répondre les gens à la question : que peut m’apporter un projet comme Safety Net ?

 L’objectif était de recueillir les idées du groupe afin d’élargir notre vision sur le projet, sur ce que les gens en attendent et comment nous pouvons le réajuster pour qu’il réponde au mieux à leurs besoins.

 Nous avons ensuite repris toutes les cartes et nous les avons mélangées.  Nous avons rendu à chacun des participants, deux cartes au hasard.  S’ils n’aimaient pas ces cartes, ils pouvaient les échanger avec celles qui restaient sur une table au centre du jeu.

Puis, les participants pouvaient échanger leurs cartes avec les autres participants : autant de cartes qu’ils le souhaitaient, mais une pour une et ils devaient toujuors avoir deux cartes à la fin de l’échange.

Nous leur avons ensuite demandé de lire les cartes des autres participants et de former des groupes relativement homogènes, de personnes qui avaient grosso modo les mêmes opinions sur leurs cartes.  Trois groupes se sont formés à l’issue de cette opération et de tailles très différentes puisqu’elles vont de deux à dix personnes par groupe !

Nous avons alors suggéré aux groupes de choisir leurs cartes favorites : trois pour chaque groupe.  Lorsque cette sélection a été terminée, nous leur avons demandé de préparer une présentation de leur choix devant l’ensemble des participants.  Mais… Il y avait quelques règles particulières à respecter :

  1. Pas de lettres et par conséquent pas de mots
  2. Pas de chiffres et le moins possible de symboles mathématiques ou autres

 Ils pouvaient donc :

  • Dessiner
  • Mimer
  • Chanter (mais sans les paroles)
  • Imiter le bruit des objets ou des êtres qu’ils voulaient représenter

Après les quelques minutes d’hésitation habituelles dans ce genre d’exercice, les groupes se sont mis joyeusement au travail.  Nous avons eu de tout : du dessin, du chant (différents hymnes nationaux), du mime, du bruitage (avions au décollage et à l’aterrissage, etc.)…

 Et nous avons reçu des réponses à nos questions : oui, le Projet Safety Net est intéressant, c’est un « eye-opener », il peut donner une information pertinente, il peut faciliter la vie des gens qui déménagent à l’étranger, etc.

Mais il pourrait aussi aider les étudiants qui étudient à l’étranger, il pourrait prévoir des séminaires spécifiques à destination de publics plus ciblés, etc.

Nous avons distribué un formulaire aux participants.  Nous leur demandions, à titre personnel, cette fois, de nous dire ce qu’ils attendaient d’un projet comme Safety Net, comment ils pourraient contribuer à un tel projet et quelles remarques et suggestions ils pouvaient nous faire.  Nous avons reçu plus que nous attendions.  Mais c’est une autre histoire que j’écrirai bientôt ici…

Nous avons terminé la journée en remerciant les participants pour leur « very good job » et en les menaçant : vous croyez être débarrassés de nous, mais nous pourrions bien être de retour avant la fin de l’année pour une nouvelle conférence…

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